Accueil Outillage Comment biner efficacement ?

Comment biner efficacement ?

Dans les cultures conventionnelles, près de 30 % des parcelles de tournesol et 18 % pour le soja ont été ensemencées en 2019 dans le Sud-Ouest. D’après les enquêtes sur les pratiques culturales d’Inovia 2019, ces chiffres — semblables à ceux des enquêtes précédentes — montrent une bonne appropriation de la technique par les agriculteurs qui la pratiquent, même si elle pouvait s’étendre plus loin dans des parcelles de grande jauge.Nous faisons le bilan de cette technique, qui allie simplicité de mise en œuvre, économie et l’efficacité.

De nombreux atouts à mettre en évidence

A lire également : Quelles marques choisir pour ses outils de jardin ?

Le collage est d’abord et avant tout un élément efficace du programme de désherbage des oléagineux de printemps, qu’il s’agisse de désherbage « entièrement mécanique » ou mixte. Dans ce dernier cas, il permettra une réduction de l’utilisation d’herbicides à condition que la pression des mauvaises herbes soit faible à moyenne. En agissant sur les mauvaises herbes plus développées que celles qui peuvent être retirées par la herse rotative ou la houe rotative, la houe permet également d’intervenir plus tard dans le cours de la végétation et offre ainsi une plus grande souplesse organisationnelle.

Sur les mauvaises herbes difficiles (chardon, datura, xanthium, bidens…), le levage en conditions sèches fournit un bon complément pour diversifier la lutte contre ces espèces et mettre toutes les chances de son côté, mais aussi rattraper le retard lorsque les programmes d’herbicides ont été mis en défaut .

A lire également : Comment utiliser de la mousse florale ?

Par son mode d’action qui secte et couvre les mauvaises herbes, et bien qu’elle n’intervienne pas sur la rangée (sauf si les doigts tournent), la houe a une certaine action sur les plantes vivaces en ralentissant leur croissance, ce qui n’est pas le cas avec une herse à boucles ou un croucher.

Enfin, il convient de souligner que le levage est possible sur tous les types de sol même s’il reste à éviter dans des situations de sol de faible niveau avec des courbes et des pentes ou une présence importante de résidus ou de cailloux.

Il y a également une influence positive du hissement sur l’approvisionnement en eau de la plante, en raison de l’effet combiné de l’évaporation réduite du sol et de l’amélioration de l’infiltration de eau de pluie ou d’irrigation après le passage.

Concentrez-vous sur les conditions de réussite du palan

Répondre aux bonnes conditions à l’intrigue

Indépendamment de la culture (tournesol ou soja), la préparation du sol doit être traitée en amont. Bien sûr, permettre un grand espace (au moins 40 cm) et exclure de grandes parcelles de cailloux. Au moment du passage de la houe, le sol doit être pénétré. Pour éviter tout phénomène de transplantation de semis, il est nécessaire de s’assurer que les conditions météorologiques conditions sèches pour les jours suivants.

Assurer une réponse au bon stade des mauvaises herbes

Bien que la gamme d’action du palan soit plus large que celle des autres outils mécaniques de désherbage, le stade des mauvaises herbes reste une clé du succès. Pour une efficacité optimale, les mauvaises herbes doivent être jeunes : jusqu’à 3-4 feuilles pour les dicotylédons et avant le travail pour les herbes.

Réglez soigneusement le matériau et testez l’outil à l’avance : le paramètres avant tout !

Des ajustements sont essentiels pour préserver la culture tout en détruisant le plus grand nombre de mauvaises herbes possible. Il est conseillé de tester l’outil à une distance courte mais suffisante avant que la vitesse de travail ne soit atteinte. Attention, ces conditions doivent être renouvelées à chaque étape du développement des cultures et des mauvaises herbes, et à chaque nouvelle parcelle (surtout si les types de sol diffèrent).

Tout d’abord, assurez-vous que l’outil garde bien la trajectoire du tracteur . Ensuite, ajustez la profondeur des éléments et l’angle d’attaque des dents en fonction du type de sol et des zones de compactage derrière les roues du tracteur. Le troisième point est utilisé pour mettre les éléments aplomb par rapport au sol et trouve son plein intérêt pour les sols compactés.

Pour protéger les jeunes semis de soja ou de tournesol contre les éclaboussures de sol, des disques crénelés protégés par des plantes ou des roues peuvent être montés sur la houe. Pour travailler aussi près de la rangée, les doigts rotatifs en caoutchouc ou les lames Lelièvre peuvent également être utilisé pour désherber aussi près de la culture, là où une houe conventionnelle n’a pas accès.

Le type de dent (rigide ou flexible), la largeur et la forme des actions, influencent le travail du sol et la qualité du désherbage. Si les conditions météorologiques le permettent, il est conseillé d’envisager plusieurs paires pour assurer un résultat satisfaisant. Adaptez ensuite la profondeur de travail, le choix des dents et des partages au comportement du sol.

Quand intervenir avec les outils ?

La cuisson peut être faite à partir d’une paire de feuilles de tournesol ou des premières feuilles de soja à une seule feuille, à condition que la protection des plantes soit utilisée et fonctionne à basse vitesse (environ 3 km/h). Par la suite, l’intervention peut être effectuée sans semis et en progressant à travers le cycle, on peut se permettre d’augmenter la vitesse de passage (jusqu’à 8/10 km/h).

Les champs d’action devraient être déterminés de manière à sauver la culture et à maximiser les chances de destruction des mauvaises herbes.

Qu’ en est-il d’un point de vue économique ?

Inovia Terres a évalué l’efficacité technico-économique du palan par rapport à plusieurs stratégies et méthodes d’utilisation.

Les résultats présentés dans les graphiques ci-dessous comparent les modalités du désherbage mixte du tournesol avec le palan d’une part (efficacité) et d’autre part (coût et temps de travail).

Ils montrent que les modalités d’herbicide à sang complet, seulement à dose complète (référence) ou à faible dose (IFT) sont efficaces, mais ce sont les plus chères.

La modalité binage à elle seule (s) est la plus compétitive avec une efficacité intéressante mais pas toujours satisfaisante en fonction de la pression fortuite.

La modalité qui combine le meilleur rapport coût-efficacité est localisée (dose complète) -technique appelée « herbisemis » puis hoeing.

Claire Martin-Monjaret — Fanny Vuillemin

Terresinovia

ARTICLES LIÉS

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Rejoignez notre liste de diffusion pour recevoir les dernières nouvelles et mises à jour de notre équipe.

You have Successfully Subscribed!